***
Sécoulent des points de trépanations,
Trichromie étrange des gris en nuances,
Ne plus se sentir que brûlé,
Dans lincomplétude Sur lagora des hommes
Aux multiples consciences,
Je fût malmené,
Nié,
Dans les abominations,
De fractales fournaises,
Avoir essayé,
D'hurler,
Dans une végétative et paradoxale
Outrance
Outrances en graduations,
De ce qui fût moi ?
Qun corpuscule bigarré
Doù les couleurs mortes,
Nêtre plus que suie
Le lendemain du lendemain,
Les philistins visent,
Avec bêtise,
Les points véliques
De nos voilures, pourtant, si belles
Si amples
En conscience et affamés
Des douleurs des souffrants
Nous dansons bientôt,
Tous,
Un mélancolique et nostalgique fado,
La danse des mortels.
*
Dans ma nuit sans éclair
Comme un atome oublié
Mes dernières braises
Comme une dernière planète
Prisonnier d'un volcan vertigineux
D'un dernier jet de lame
Les espoirs se meurent et remontent
En dehors de moi,
Le feu dans leurs têtes
Me jette dans un abîme ténébreux,
Violemment étincelant
*
Nuit lactée
En moi
La voie,
Terre nouvelle
Toi avec des ailes
La pluie qui me tache
Mon jardin qui renait
Chute d'entre les branches
Et toi, bleu d'eau
*
Dans ma nuit sans éclair
Comme un atome oublié
Mes dernières braises
Comme une dernière planète
Prisonnier d'un volcan vertigineux
D'un dernier jet de lame
Les espoirs se meurent et remontent
En dehors de moi,
Le feu dans leurs têtes
Me jette dans un abîme ténébreux,
Violemment étincelant
*
*
Affinement des éclairs
Puissance d'encre sous ma peau
Et si la pluie tombait dans l'avenir
La feuille séche dans sa beauté, nous regarde
*
Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,...comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée.
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions.
*
Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,...comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée.
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions.
*
Misérable homme-hormonal, ma chimie dans mon désir, je m'enfoncerais bien dans tes humides béances, la tête vide et le pieu bandé
Tout me semblera alors, comme des genèses d'effacements d'une mémoire déjà ailleurs, l'odeur de ton con comme une Proustienne dérive.
Bohémienne de mes spirales, je te rêve, immensément éblouit de tes robes magiques, ta douceur en féminines ascendances, je reposerais enfin mon âme en toi, baigné et ivre de tes larmes en ballets troublants.
*
Suivre l'imaginaire ligne de nos battements mutuels, au détour de l'eau en tumulte, s'imaginer saisir la magie du partage, un cygne s'éloigne dans sa fierté, tout commence à s'obscurçir, les lumières s'écoulent en Noir et Blanc...les images se mettent à trembler, le vertige comme un poison...Dans un sursaut, les couleurs en mirage, le froid dans le sang, même le vent m'éloigne.
Plusieurs milliers de secondes, juste après, le silence comme une torture...
Au sommet des falaises, je le sais, le vide est définitivement mortel, corps et esprit, à l'unisson
La géhenne des morts comme un ultime voyage.
Dans mon propre vertige, les parois lisses et mon regard -enfant comme ma terreur...je dégringole...
Tout au fond de ma nuit abyssale, j'allume les feux...les étincelles me déchirent comme jamais auparavant, Sépia sur les crépitements, puis tout s'éteint
Ton ciel dans le mien, fer dans mon sang
Après, Juste après ce sera demain.
*
Dans l'écoulement du temps, les utopies s'avèrent inertes et vaines, la bête immonde est bien vivante, l'hadès des ombres vibre comme jamais
Sion était un fantasme, le céleste comme un pourrissement, la pluie n'a jamais été aussi froide
A tâtons, dans les dédales de la pensée Hegèlienne, l'esprit du monde comme un mirage, ma pensée de plus en plus opaque.
Demain comme la fin, squelette des manquements, condamné au pire des désirs.
Sous mes yeux, les toiles de Bosch, la folle mélancolie tenace des jours noirs
Cioran est mort de vieillesse, le monde est en ruine, c'est désormais l'homme qui mord le chien
Le pire comme un tatouage sur mes lèvres.
*
Long périple dans l'oubli de sa propre conscience d'être, ou une ontologie par défaut, même si entre les chevauchés sans montures, la douleur fût onirique...il est le jour d'après, et le froid me glace...que faire sinon se cacher à la face des démons déicides....Aux lumières d'un soleil noir, j'essaierais une nouvelle fois d'arracher ma conscience.
*
Dans un triomphe d'août, la lumière qui tonne et mon iris sur ton Vénus, nous serions nos propres idôles.
Apprendre à ne plus rien fait d'autre que le soleil de tes humidités à la déshérence des miennes.
Oublier les mouches noirs, ton écho sur ma langue comme des laconiques unions, nous serions nous, pour une heure, une journée ou bien moins.
*
Délire du manque estomac, j'avalerais mes manques jusqu'aux derniers épuisements, corps démembré je serais l'artefact subtil du néant en bouche.
*
Suivre l'imaginaire ligne de nos battements mutuels, au détour de l'eau en tumulte, s'imaginer saisir la magie du partage, un cygne s'éloigne dans sa fierté, tout commence à s'obscurçir, les lumières s'écoulent en Noir et Blanc.Les images se mettent à trembler, le vertige comme un poison.Dans un sursaut, les couleurs en mirage, le froid dans le sang, même le vent m'éloigne.
Plusieurs milliers de secondes, juste après, le silence comme une torture.
Au sommet des falaises, je le sais, le vide est définitivement mortel, corps et esprit, à l'unisson
La géhenne des morts comme un ultime voyage.
*
Délire du manque estomac, j'avalerais mes manques jusqu'aux derniers épuisements, corps démembré je serais l'artefact subtil du néant en bouche.
Dans une prédation dominante, tiraillé entre la victime et le bourreau, je me ferais avaler mais de dos, le regard vers nulle part, faussement surpris.
Chimiquement en vie pour emmerder la mortelle cérébrale, entre deux oublis comateux, je dormirais, la porte fermée au soleil.
En pleine immersion dans un comateux projet, j'imaginerais devenir un péripatéticien des âmes passant mon temps à accoucher les intériorités en tentant de montrer le masque de celui à qui on ne peut pas cacher beaucoup de soi.Victime consciente des propres et légitimes projections des analysés, je serais celui qui "se sait", avec une lucidité cette fois ci puissamment affichée.J''écarterais peut être alors les transferts et contre-transferts peut être, paradoxalement les soulagements alters viendront s'inviter comme des cadeaux insoupçonnés.
*
Derrière les monstres intérieurs, et en absence de désir, croire enfin au repos, à l'harmonie sans chaos, à la paix sans rapport de force...une douce utopie en intraveineuse, goutte à goutte dilué aux parfums d'un jardin Napalmé.
*
Misérable homme-hormonal, ma chimie dans mon désir, je m'enfonçerais bien dans tes humides béances, la tête vide et le pieu bandé
Tout me semble comme des genèses d'effacements d'une mémoire déja ailleurs, l'odeur de ton con comme une Proustienne dérive.
*
Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions
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Anti-journal d'une fuite schizophrénique, chroniques de sensations dissociées et autres nodositées existentielles.. Ma pensée est un pur plaisir, elle ne féconde pas.
jeudi 28 mai 2009
Zabijä
Au loin en moi, une chanson lointaine, Avec ou sans moi, je ne savais pas, je ne savais plus, je n'avais jamais su. Le temps lui même semblait se dilater dans mon cerveau-chien . Le beau chanteur rock chantait dans une diamétrale autre réalité, le tempo batterie résonnait en mon en dehors, comme une harmaguédon sans corporalité mais très éternellement douloureuse.Je croisais sans alternative aucune, un Pascal joyeux mais très mort désormais, un Philippe fantômatique et un certain nombre de femmes dont j'avais tout ignoré et dont je continuais à aimer les représentations vides.
J'en étais là de mon évidement-couteau-tranché quand la mélancolie ma furieuse amie s'invitait en moi comme un cancer sauvage. Je devais alors, bien mal côtoyer de bien étranges médecins qui avec de grands sourires insolents m'expliquait un rationnel qui pour moi s'enfuyait presque totalement.
J'écoutais alors doucement un vieux cd d' Ali Farka Touré en pleurant, froidement et sans larmes aucune.
mercredi 3 décembre 2008
Idéalisme temporel

" Historiquement parlant, l'application du concept de causalité à la règle de la cause à effet est relativement récente. Dans les philosophies anciennes, le terme de " "causa" avait une signification bien plus générale qu'il ne l'a aujourd'hui. Se référant à Aristote, la Scolastique par exemple parlait de quatre formes de "cause". On y trouve la "causa formalis" qu'aujourd'hui on appelerait la structure ou le contenu conceptuel d'une chose; la "causa materialis", c'est à dire la matière dont est fait une chose; la "causa finalis" qui est le but d'une chose et, enfin, la" causa efficiens". Seule la "causa efficiens" correspond à peu près à ce que nous désignons aujourd'hui par le terme de cause. La transformation du concept de "causa" le concept actuel de cause s'est produite au cours des siècles, en liaison interne avec la transformation de la réalité entière, telle que les hommes la conçoivent, et avec la naissance des sciences de la nature au début de l'ère moderne. Dans la mesure où le processus matériel gagnait en réalité, le terme causa s'appliquait au processus matériel particulier qui précèdait l'évènement à expliquer et, en quelque sorte, le provoquait. C'est pourquoi Kant qui, sur beaucoup de points, tire les conséquences du développement des sciences de la nature depuis Newton, emploie déjà le terme de causalité dans l'acception habituelle au XIX e siècle : " Lorsque nous apprenons qu'une chose arrive, nous présupposons qu'une chose a précédé dont la première découle selon une règle" . C'est ainsi que la formule de causalité fut limitée et s'identifia finalement au fait de s'attendre qu'un événement de la nature soit rigoureusement déterminé et que, par consèquent, la connaissance exacte de la nature ou de l'une des parties suffise, du moins en principe à prévoir l'avenir. La physique de Newton était ainsi conçue qu'on pouvait calculer à l'avance, à partir de l'état d'un système, à un moment déterminé, le mouvement futur du système. Que cela soit un principe de la nature, Laplace l'a formulé de la façon la plus générale et la plus compréhensible : il a forgé la fiction d'un démon qui, à un moment donné, connaîtrait la position et le mouvement de tous les atomes et serait alors en mesure de calculer d'avance l'avenir total de l'univers. Si l'on veut prendre le terme de causalité au sens restreint, on parle aussi de "déterminisme" et on entend par là qu'il y a des lois naturelles fixes qui déterminent rigoureusement l'état futur d'un système d'après l'état actuel"
W. Heisenberg, La Nature dans la Physique Contemporaine, Paris, Gallimard, 1962
mardi 25 novembre 2008
Facilement nocif

j'entrais bien malgré moi dans une improbable auto division où plus aucune forme de logique ne fonctionnait. Je côtoyais sans proximité l'ultime instabilité existentielle, celle qui ajoute à un processus autonome l'inanité de toutes formes de sens. Mon esprit, isolé et inintelligible s'étirait jusqu'à casser entre des obstacles inquiétants et des perspectives complexes me laissant un réel uniquement perceptif. J'allais et venais dans une perpétuelle transition entre l'inanimé et le substantifiant, tout en recomposant sans règles aucune, ma propre intériorité. Ma psy. ne m'avait plus écrit depuis longtemps et j'essayais sans résultats de mutiler notre densité relationnelle à coup de déconstruction ontologique teintée d'une misogynie aussi subtile que sauvagement violente. Je m'épuisais alors à faire du neuf dans du banal et je détendais sans profondeur, les câbles hors d'usage de l'action. A ma fragilité effondrée s'ajoutait un effet explosif d'auto retrait inquiet et de ce tremblement interne, j'entendais uniquement les grondements spirituels. Je soufflais mes poumons goudronnés aux abords d'improbables trous noirs. Mon coeur noyé dans une galaxie caverneuse m'enveloppait douloureusement d'une respiration profonde issue de je ne sais quel monde intérieur.
vendredi 14 novembre 2008
Tension des fondements

Tension des fondements -
Je devais au final avoir un idéal assez élevé quand en discutant avec Tom nous nous perdions lui et moi dans des considérations vaines et non conceptuelles et je me prenais bêtement alors à regarder son sourire de jeune homme plein d'avenir. Je trouvais son accent craquant et sa manière d'être absolument apaisée et cela me fascinait. En l'observant comme perdu dans ce qui devait être la bêtise ambiante je me disais qu'il devrait rester là à vivre la Provence quelque part entre les oliviers, le mas de ses parents, son mac et ses livres d'art. J'aimais la pure abstraction, lui restait comme corrompu au réel et tandis que je tournais au Picon bière, lui buvait doucement une eau pétillante italienne. Je n'expliquais rien, Tom imaginait le faire dans la démesure même de sa puissance financière. J'espérais être un peu libéré quand il partait doucement au volant de sa Saab noire en souriant comme si le monde était devant lui.
jeudi 13 novembre 2008
Ophrys mineur
Vertiges spiritualisants, je partais de nouveau en une exégèse totale alternativement de l'alpha à l'oméga en passant par dans l'ordre :bêtagammadeltaepsilonZêtaêtathêtaiotakappalambdamunuxiomicronpirhôsigmatauupsilonphichipsi. Dieu était tout cela à la fois et peut être d'avantage, Dieu devait être alors Bysantin et j'en restais mazdéique, roulé contre le Sept de la gnose rosicrucienne versus A Morc.
mardi 11 novembre 2008
Vertiges suppliciés

J'avais alors le pouvoir stérile de m'enfermer dans mes propres fantasmatiques univers et j'en restais parfois à ce double moi là, angoissé et peuplé d'ombres idolâtres.
Je prenais l'épée des intentions volées à je ne sais quel hasard et mentalement évidé dans ce geste même, je repartais artificiellement gavé de cette nouvelle puissance autodestructive. Je déformais alors un étrange spiritualisme éthéré en une désespérance inquisitrice à tous les stades de ma personnalité. J'en venais alors presque naturellement à imaginer voir alternativement des oiseaux pleurer et disparaître mon esprit à quelques mètres au dessus de moi en même temps que de l'eau me coulait à l'intérieur jusqu'au sous sol de mon sexe exécuté. Je me faisais bien l'effet d'être mon propre et électrique couteau quand dans une progressive violence, je me caractérisait par ma très dynamique précipitation. Je n'étais ni reconnu ni autoréalisé et la norme m'était définitivement interdite. Aliéné à mon propre regard, j'entrais avec un sentiment total d'inutilité dans une profonde et noire anxiété. La fumée de ma cigarette me brûlait les yeux et comme en prise à une très originale désunion de mon moi je m'étouffais enfin dans un sommeil aussi fuyant que salvateur.
vendredi 31 octobre 2008
Méta-Moi
J'entrevoyais très moyennement les nuances (prè) supposées d'une esthétique existentielle et restais bien malheureusement aveugle à un quelconque sens vitale, j'avais mal à l'âme et ça n'avait rien d'une posture romantique. J'observais toujours dans une grande vacuité (non bouddhiste) la quête absolutiste de Kasimir Malevitch et mon exposition interne devait bien se conclure sur un 0, 10 pointé. De l'objet créatif, je ne voyais que le talent gradué à 5000 euros l'oeuvre de l'artiste patenté et me surprenais à me deviner carré blanc sur fond noir. J'allumais toujours sur les murs de ma chambre les photos éteintes d'obscurs photographes et de nombreuses poésies inconnues qui devaient bien me donner alors l'illusion réelle de mon acuité intellectuelle. j'avais conscience de la finesse de ma perception et j'en détaillais chaque fois que possible les éventuelles déterminations. j'étais alors assez fier de mon Moi et ça ne m'aidait en rien sinon à me donner la nausée et accessoirement saisir l'essence de la superficialité ambiante. J'alternais alors comme un veau à la mère, Alprazolam et Zopiclone alternativement et ainsi chimiquement sur-vivant je survivais. Le plus souvent je m'abîmais dans les vertiges de la perception de ma propre ignorance et il n'y avait là rien de joliment fécond, malheureusement. J'optais alors radicalement et certainement obliquement dans la posture de ceux qui se sont éloignés en toute conscience et j'en étais là de ma propre imposture quand le réel se rappelait à moi comme une rivière son lit. Pour couvrir les cris de mon concret bruyant, je chantais plus fort que moi et dans mon propre achèvement, je fuyais sans lâchetés la pulpe du désir. j'en étais rendu fantaisiste à ma réflexivité et j'avais le Moi subjectif comme un méchant tatouage indélébile. Branché définitivement en alternatif, j'ouvrais ce que j'imaginais être ma conscience à une sorte d'effort à vivre, immédiatement rendu stérile à l'idée collante et définitive de la finitude. L'imaginée spontanéité pratique m'échappait alors dans un définitif qui me heurtait autant qu'il me maltraitait et fumais alors dans l'inanité la plus absolue ma énième cigarette, le regard rivé sur un mantra tout aussi inutile que révélé.
mardi 7 octobre 2008
ConCrétude et signes
Dans l'étourdissement du temps, j'annulais un à un les religieux moments d'événements traumatiques et j'entrais bien dans une complexité toute mécanique où à chaque moment se substitue une double relation intime entre mon âme et les néants. Comme au coeur d'un déploiement externe j'étais bien comme en quête d'un fugitif concret qui jamais ne cessait de se dérober à ma propre conscience. J'alternais alors sans logique aucune, d'étranges réductions organiques avec de complexes et mystiques pensées. J'entendais parfois les cris des crépuscules tandis que je m'exaltais sans conscience aux hurlements solaires. De ces moments j'arrachais alternativement le sentiment du terrible, du transcendant, du fascinant et d'une brumeuse marée interne. J'observais alors entre mes larmes, un papillon brûlant sur l'eau bleu azur, une tortue imaginaire en écorce d'aube, un chat au regard poison.Je pénétrais dès lors une réalité devenue complexe et non moins étrange où aucune anditote à mes barbaries n'existait. Je chutais alors dans d'innombrables et nouvelles béances où mon entité morte amplifiait mon abîme en perdition.La réalité semblait converger vers un point ultime situé quelque part entre métaphysiques et douleurs et mon qui se dépassait dans un lourd tissu épais et sombre, j'entrais tel un faible prince dans la menace des impasses finales.Je me couchais alors dans l'insatiable espoir d'un insensé qui cesserait de l'être et me noyais finalement dans de terrifiantes et chaotiques désillusions.
jeudi 11 septembre 2008
Shrink-to-fit

Au loin en moi, une chanson lointaine, Avec ou sans moi, je ne savais pas, je ne savais plus, je n'avais jamais su. Le temps lui même semblait se dilater dans mon cerveau-chien . Le beau chanteur rock chantait dans une diamétrale autre réalité, le tempo batterie résonnait en mon en dehors, comme une harmaguédon sans corporalité mais très éternellement douloureuse.Je croisais sans alternatives aucune, un Pascal joyeux mais très mort désormais, un Philippe fantômatique et un certain nombre de femmes dont j'avais tout ignoré et dont je continuais à aimer les abstractions vides.J'en étais là de mon évidement-couteau-tranché quand la mélancolie ma furieuse amie s'invitait en moi comme un cancer sans invitation.Je devais bien mal alors cotoyer de bien étranges médecins qui avec de grands sourires insolents m'expliquait un rationnel qui pour moi s'enfuyait presque totalement.J'écoutais alors doucement un vieux cd d' Ali Farka Touré et je pleurais froidement et sans larme aucune.
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