dimanche 12 juillet 2009

Esprit de sable


Fallait lutter contre la grande dépression, celle qui ronge de l'intérieur, celle qui me faisait voir ce samedi soir comme un multiple du sombre. Comme à la fois abstrait à moi même et profondément présent, j'errais en moi comme un nuage défait et cherchait en vain une voie d'échappement. Tout alors me semblait comme étant sombre et hostile en même temps qu'une immense distanciation aux choses. J'en étais réduit alors à tenter de rattraper une suite d'instants dont mon esprit houleux essayait d'en faire une histoire. Parfois comme des éclairs, je revenais à l'apaisement pour presque immédiatement retomber plus bas en moi. Tout m'apparaissait triste et absurde et j'interprétais le réel comme autant de signes douloureusement mélancoliques. Des gens, je ne voyais plus que la chair triste et l'inanité ambiante me broyait comme un serpent de mer.
Eprouvant mon corps à la teneur de cette nuit, j'observais comme extérieur à moi même, l'aiguille rouge du compteur de la moto comme un obscur indicateur de vie. J'avais croisé dans le désordre un lézard vert, un crapaud jaune et un écureuil marron et la fumée poussiéreuse sous mes pneus me donnait la trace de ma présence. Quand au creux du silence la nuit retombait, je m'allumais une énième clope pour consumer ce qu'il me restait.
Je criais terriblement et personne ne m'entendait derrière mes lunettes sombres. C'est sur, ça n'allait pas du tout mais je portais toujours mon pull bleu comme si j'y croyais encore.

jeudi 9 juillet 2009

Désespérance veineuse


Généralement l'été était exactement comme ce que j'attendais de lui, vide et chaud. J'alternais un ennui profond avec une puissante solitude que j'associais forcément à la torpeur estivale. Je bifurquais dans des considérations inertes où je m'enlisais méchamment. J'étais alors l'incarnation sans âme d'un épuisement sans vie et je me considérais comme une perpétuelle répétition.
J'exterminais sans joie toute velléité à l'action et je m'enfonçais dans le sérieux de l'attendu. Mes deux ventilateurs émettaient un lourd bourdonnement et j'essayais d'établir malgré tout des interconnexions avec moi même. Je devenais l'être réduit dans sa fonction et j'imaginais sélectionner mes cellules cérébrales.
En même temps que l'augmentation progressive de la température s'effaçait mes relations aux autres même si parfois une étreinte charnelle se produisait dans un brutal retour au réel. Je considérais d'ailleurs, les relations humaines comme étant de plus en plus impossibles et fondamentalement réduites. Bien au coeur de moi même, j'intégrais malgré tout la dimension affective de l'autre mais dans une déception comme génétiquement programmée.
Comme perforé par la vacuité je générais une méthode du vide et j'échangeais lentement avec elle, ma propre conceptualisation d'une métaphysique dérangée.
J'éprouvais dans une violente douleur la contingence pure et je signalais à mon édification destructrice le symptôme de ma propre destruction psychique.

Photo : Lucas Cranach

lundi 6 juillet 2009

Sans bande-son


Cancérisé par le vide, je me refusais à prendre cette douce chienne au regard tendre qui pourtant me regardait apaisée. J'avais dans mes bras, cette autre vie chaude au mufle humide et j'en venais aux larmes , de celles qui soufflent en dedans.
Je me retrouvais inerte à moi même dans la plus grande stupeur interne je touchais du doigt la douleur.
Torturé par ces moments, je me revoyais hurler longtemps de tristesse en pensant à Youk agonisant.
Desséché par la mélancolie, je vouais au renoncement un culte aussi absurde qu'inévitable.

samedi 4 juillet 2009

Contrôle du sombre


Sous un soleil plombant, je sombrais presque dans une forêt moyen-âgeuse où dans le désordre le plus totalisant, l'inconscient demeurerait à jamais inconnu, l'eau se colorait de noyades, les cigales hurlaient dans l'herbe et ma déconstruction mentale se poursuivait.
J'émergeais de toute ma structuration mystificatrice un réel rapport d'étrangeté où en particulier, l'être sexué XX m'apparaissait être le summum du désir faux semblant.
Convoqué par une presque haine et un désir morbide de possession physique, j'essayais de rompre mon propre fil d'ariane en me laissant aller dans la plus profonde déréalisation. J'entrais inconscient dans le moule du fantasme où je ne voyais plus de l'autre que des lèvres, des cheveux, une peau, une nuque, un regard, des mots, un cul.

jeudi 2 juillet 2009

Généreuse tension


La nuit allait tomber et je ne comprenais toujours rien au travail de Dan Flavin et ce malgré les regards conceptualisés de Martine C. Je légitimais alors ma présence dans une boite poétique où j'illuminais un silence maniaque, j'avais gravé une bibliothèque vide en encre noire et la clé christophienne allait et venait entre Coca light et café serré. Repenser alors aux soirées brisées de groupes rock inconnus avec les silhouettes charnelles de filles désirables avec des regards vides.
Caméra, whiskas et travelling sur zone industrielle, nous baladions notre âme avec un gros fuck en travers. Chantal voulait du cul uniquement et Elia aimait les filles, nous étions des pures produits du désir et devenions des résidus d'humains.
On tirait toujours sur des milliers de clopes et le temps triomphait toujours de nos refus. Se réfugier alors dans la mémoire minimaliste d'une performance ratée où toi et moi étions noyés de bandes magnétiques. Pour nous achever artistiquement, comme dans un rituel sérialisé, nous regardions pour la énième fois Les anges du pêché de Bresson avec le son coupé et Bowie en fond sonore.

Photo : Dan Flavin, The Nominal Three

mercredi 1 juillet 2009

Double dissolution


Je m'attirais du jour au lendemain vers de nouvelles danses et je portais loin en moi, mes énigmes. Tour à tour monstrueux et protecteur je me portraiturais allègrement dans la devise revisitée d'un "deviens et meurs" Dans de violentes colorations voluptueuses, j'alternais l'apparence d'un sphinx avec celle d'un chien esclave de la morsure, je prenais l'absolue réalité comme une critique pure et dans un vertigineux éloignement à moi même je respirais comme dans une ligne bleue la fable d'un dieu inconnu. Je tenais le verbe pour le suprême mensonge et en protagoniste de ma tragique solitude, je touchais avec mes doigts la lisière de mon être.
Ma seule élévation était alors une joute avec moi même ou mes propres monastères triomphaient de ma dangereuse dissociation.
J'invoquais la déesse noire en même temps qu'un quelconque démon et désirais le désir comme le saint graal.
Je survolais, le buste entièrement noyé, le tumultueux océan de la chose en soi et j'habitais l'île de mon indétermination. M'imaginant mobile et dégrisé de mon orage, je m'épouvantais à l'observation des autres.

Photo : Paul Reyberolle, Chien

jeudi 25 juin 2009

Reduction ad absurdum


Je ne croyais toujours pas à une quelconque métempsycose et me demandais parallèlement quelle était la nature métaphysique de la constante cosmologique. J'en étais au point même où l'idée de structure m'étonnait autant qu'une pure possibilité.
J'allais et venais entre l'idée de Dieu et une diamétrale négation et finissait par me dire conformément à ce que m'avait dit Stéphanie, que l'idée même d'une négation constituait le fondement même de l'affirmation.
J'alternais entre profond dégoût de la chair et un insensé désir non moins charnel. L'idée de l'être en tant que femme accessoirement perçue comme une pure concrétion animale me filait une nausée toute existentielle et j'allais et venais entre les deux pôles d'une répulsion à la fois bestiale et raisonnée. C'est sur j'allais très mal et devais bien me dissoudre dans les eaux noires d'une altérité inexistante. Je réduisais tous les termes d'une subjectivité imaginée pour n'arriver qu'à des résidus inexploitables d'être inhumains.
J'allais sur ce, me servir un verre d'eau de vie de figues en provenance de Tunisie et tenter d'oublier tout ça.

Photo : André Masson, Nu au poisson mauve

dimanche 31 mai 2009

Décalage externe


Comme une amertume génétiquement ontologique, l'existence m'apparaissait comme dans un anti- renversement kantien, une fin sans finalité et c'était là une révélation interne fondamentalement perturbée. Entre deux sommeils et l'infini,j'essayais alors, de me rassembler, tant bien que mal en songeant aux multiples d'une seule et massive fracture. Mon dés californien tombait avec régularité sur Vodka-Detox et le gris argenté de ses carrés formait un nuage de significations. Pendant ce temps, il pleuvait depuis très longtemps et la terre s'auto consumait éventuellement en se réchauffant.
J'étais là quelque part entre une mauvaise méditation et une auto réflexivité négativante quand j'axais de plus en plus mal le rapport dualiste Effort et Finitude. Du coup, je perdais l'imagination même d'une unité quelconque et me perdais dans une énième réflexion sur ce concret qui me semblait comme définitivement lointain. Je croyais alors entendre mon corps se tendre comme un arc vers un million de cibles, et loin en moi ça suintait l'abandon, comme projet sans objet.
Comme en plein décalage vers le rouge j'entendais la nuit céleste avec un décalage temporel inverse à la flèche du temps. Pendant la dissolution, je prenais les pistes vertes d'une toute transcendantale médiocrité mathématique là peut être, où (0 + l'infini) prend son sens.
La pluie au dehors, l'universel qui joue sous ma rage
J'en étais las de claquer mon fouet
En vain et emporté je fumais trop et parlais tout seul
l'animal crevait en moi jouant dans une folle matrice
j'avais dans l'infini interne (moi & moi )avalé ma langue et attendais lourdement que la mandragore me délivre enfin
Sur le mur, juste en face de mon âme-îvre, cette phrase :
"Les pensées métamorphosent le cerveau lui même"
Souverain à moi même, j'irais dans les maisons vides, m'éprouver à garder mon âme et mon coeur
Le soir venu, j'irais écouter le bruit des rails comme on attend les oiseaux voyageurs
Dans mon espace où (presque) tout me semble contingent mon espérance en ligne parallèle, ce soir là, les étoiles ou la pluie seront notre abri.

samedi 30 mai 2009

P123

***

Sécoulent des points de trépanations,
Trichromie étrange des gris en nuances,
Ne plus se sentir que brûlé,
Dans lincomplétude Sur lagora des hommes
Aux multiples consciences,
Je fût malmené,
Nié,
Dans les abominations,
De fractales fournaises,
Avoir essayé,
D'hurler,
Dans une végétative et paradoxale
Outrance
Outrances en graduations,
De ce qui fût moi ?
Qun corpuscule bigarré
Doù les couleurs mortes,
Nêtre plus que suie
Le lendemain du lendemain,
Les philistins visent,
Avec bêtise,
Les points véliques
De nos voilures, pourtant, si belles
Si amples
En conscience et affamés
Des douleurs des souffrants
Nous dansons bientôt,
Tous,
Un mélancolique et nostalgique fado,
La danse des mortels.

*
Dans ma nuit sans éclair
Comme un atome oublié
Mes dernières braises
Comme une dernière planète
Prisonnier d'un volcan vertigineux
D'un dernier jet de lame
Les espoirs se meurent et remontent
En dehors de moi,
Le feu dans leurs têtes
Me jette dans un abîme ténébreux,
Violemment étincelant

*

Nuit lactée
En moi
La voie,
Terre nouvelle
Toi avec des ailes
La pluie qui me tache
Mon jardin qui renait
Chute d'entre les branches
Et toi, bleu d'eau

*

Dans ma nuit sans éclair
Comme un atome oublié
Mes dernières braises
Comme une dernière planète
Prisonnier d'un volcan vertigineux
D'un dernier jet de lame
Les espoirs se meurent et remontent
En dehors de moi,
Le feu dans leurs têtes
Me jette dans un abîme ténébreux,
Violemment étincelant

*
*


Affinement des éclairs
Puissance d'encre sous ma peau
Et si la pluie tombait dans l'avenir
La feuille séche dans sa beauté, nous regarde

*
Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,...comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée.
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions.

*
Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,...comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée.
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions.

*
Misérable homme-hormonal, ma chimie dans mon désir, je m'enfoncerais bien dans tes humides béances, la tête vide et le pieu bandé
Tout me semblera alors, comme des genèses d'effacements d'une mémoire déjà ailleurs, l'odeur de ton con comme une Proustienne dérive.
Bohémienne de mes spirales, je te rêve, immensément éblouit de tes robes magiques, ta douceur en féminines ascendances, je reposerais enfin mon âme en toi, baigné et ivre de tes larmes en ballets troublants.

*
Suivre l'imaginaire ligne de nos battements mutuels, au détour de l'eau en tumulte, s'imaginer saisir la magie du partage, un cygne s'éloigne dans sa fierté, tout commence à s'obscurçir, les lumières s'écoulent en Noir et Blanc...les images se mettent à trembler, le vertige comme un poison...Dans un sursaut, les couleurs en mirage, le froid dans le sang, même le vent m'éloigne.
Plusieurs milliers de secondes, juste après, le silence comme une torture...
Au sommet des falaises, je le sais, le vide est définitivement mortel, corps et esprit, à l'unisson
La géhenne des morts comme un ultime voyage.
Dans mon propre vertige, les parois lisses et mon regard -enfant comme ma terreur...je dégringole...
Tout au fond de ma nuit abyssale, j'allume les feux...les étincelles me déchirent comme jamais auparavant, Sépia sur les crépitements, puis tout s'éteint
Ton ciel dans le mien, fer dans mon sang
Après, Juste après ce sera demain.

*
Dans l'écoulement du temps, les utopies s'avèrent inertes et vaines, la bête immonde est bien vivante, l'hadès des ombres vibre comme jamais
Sion était un fantasme, le céleste comme un pourrissement, la pluie n'a jamais été aussi froide
A tâtons, dans les dédales de la pensée Hegèlienne, l'esprit du monde comme un mirage, ma pensée de plus en plus opaque.
Demain comme la fin, squelette des manquements, condamné au pire des désirs.
Sous mes yeux, les toiles de Bosch, la folle mélancolie tenace des jours noirs
Cioran est mort de vieillesse, le monde est en ruine, c'est désormais l'homme qui mord le chien
Le pire comme un tatouage sur mes lèvres.

*
Long périple dans l'oubli de sa propre conscience d'être, ou une ontologie par défaut, même si entre les chevauchés sans montures, la douleur fût onirique...il est le jour d'après, et le froid me glace...que faire sinon se cacher à la face des démons déicides....Aux lumières d'un soleil noir, j'essaierais une nouvelle fois d'arracher ma conscience.

*
Dans un triomphe d'août, la lumière qui tonne et mon iris sur ton Vénus, nous serions nos propres idôles.
Apprendre à ne plus rien fait d'autre que le soleil de tes humidités à la déshérence des miennes.
Oublier les mouches noirs, ton écho sur ma langue comme des laconiques unions, nous serions nous, pour une heure, une journée ou bien moins.

*
Délire du manque estomac, j'avalerais mes manques jusqu'aux derniers épuisements, corps démembré je serais l'artefact subtil du néant en bouche.

*
Suivre l'imaginaire ligne de nos battements mutuels, au détour de l'eau en tumulte, s'imaginer saisir la magie du partage, un cygne s'éloigne dans sa fierté, tout commence à s'obscurçir, les lumières s'écoulent en Noir et Blanc.Les images se mettent à trembler, le vertige comme un poison.Dans un sursaut, les couleurs en mirage, le froid dans le sang, même le vent m'éloigne.
Plusieurs milliers de secondes, juste après, le silence comme une torture.
Au sommet des falaises, je le sais, le vide est définitivement mortel, corps et esprit, à l'unisson
La géhenne des morts comme un ultime voyage.

*
Délire du manque estomac, j'avalerais mes manques jusqu'aux derniers épuisements, corps démembré je serais l'artefact subtil du néant en bouche.
Dans une prédation dominante, tiraillé entre la victime et le bourreau, je me ferais avaler mais de dos, le regard vers nulle part, faussement surpris.
Chimiquement en vie pour emmerder la mortelle cérébrale, entre deux oublis comateux, je dormirais, la porte fermée au soleil.
En pleine immersion dans un comateux projet, j'imaginerais devenir un péripatéticien des âmes passant mon temps à accoucher les intériorités en tentant de montrer le masque de celui à qui on ne peut pas cacher beaucoup de soi.Victime consciente des propres et légitimes projections des analysés, je serais celui qui "se sait", avec une lucidité cette fois ci puissamment affichée.J''écarterais peut être alors les transferts et contre-transferts peut être, paradoxalement les soulagements alters viendront s'inviter comme des cadeaux insoupçonnés.

*
Derrière les monstres intérieurs, et en absence de désir, croire enfin au repos, à l'harmonie sans chaos, à la paix sans rapport de force...une douce utopie en intraveineuse, goutte à goutte dilué aux parfums d'un jardin Napalmé.

*

Misérable homme-hormonal, ma chimie dans mon désir, je m'enfonçerais bien dans tes humides béances, la tête vide et le pieu bandé
Tout me semble comme des genèses d'effacements d'une mémoire déja ailleurs, l'odeur de ton con comme une Proustienne dérive.

*

Avec une eau mercurielle et un feu sulfurique,comme en partance vers une harmonie aux innombrables nuances d'une rosée
De celle qui, dans une muette prière, dessinera notre mutuelle extraction
Les grondements d'un lointain comme une vibration
Les plus grands voyages seront nos internes légions

*

jeudi 28 mai 2009

Zabijä

Au loin en moi, une chanson lointaine, Avec ou sans moi, je ne savais pas, je ne savais plus, je n'avais jamais su. Le temps lui même semblait se dilater dans mon cerveau-chien . Le beau chanteur rock chantait dans une diamétrale autre réalité, le tempo batterie résonnait en mon en dehors, comme une harmaguédon sans corporalité mais très éternellement douloureuse.
Je croisais sans alternative aucune, un Pascal joyeux mais très mort désormais, un Philippe fantômatique et un certain nombre de femmes dont j'avais tout ignoré et dont je continuais à aimer les représentations vides.
J'en étais là de mon évidement-couteau-tranché quand la mélancolie ma furieuse amie s'invitait en moi comme un cancer sauvage. Je devais alors, bien mal côtoyer de bien étranges médecins qui avec de grands sourires insolents m'expliquait un rationnel qui pour moi s'enfuyait presque totalement.
J'écoutais alors doucement un vieux cd d' Ali Farka Touré en pleurant, froidement et sans larmes aucune.