lundi 10 janvier 2011


















Peinture : Joseph Mallord William Turner, "Tempête de neige, 1842

dimanche 9 janvier 2011




















Toile : Véronique Paulet, PLT 399, 2007

samedi 8 janvier 2011

Morale de la lutte


















Photo : Françoise Huguier, Entrée d’escalier (Les appartements communautaires) Saint Pétersbourg, novembre 2002




Souvenirs vagues d'une suprématie du vide j'évoluais doucement entre les tumultes de l'anarchisme et une ataraxie Zyprexive . J'avais évolué intérieurement dans les plis compliqués des dieux alter et dans une calme dissolution, j'avais subi les discours vains du concret sur un monde fondamentalement abstrait.
Entre deux gorgées d'un (faux) pastis, j'avais massivement élaboré une stratégie d'évitement en arborant une normalité de rigueur.
Dans un flux constant d'images, j'avais, malgré tout, pris le temps d'observer, la bague Borgia du photographe, le mot Elite écrit au sucre sur un gâteau noir, le bout de ventre bronzé d'une femme d'une cinquantaine d'années au dessus de sa ceinture D&G, les veines saillantes du bras d'un joyeux gay, la beauté féline sans expression d'une jeune fille brune, le reflet d'une lumière orange sur un verre de Martini blanc, les chaussures usées d'un homme avec une cravate Hugo Boss...
...
Quand (enfin) beaucoup plus tard, je revenais à moi, j'ouvrais le volume I d'Ernst Jünger à la date du 2 décembre 1942 et j'y lisais :
' Vorochilovsk,
Le souffle du monde des équarrissoirs est parfois si sensibles, qu'il éteint en moi tout désir de travailler, de former des images et des pensées. Le crime, par sa nature, répand l'étouffement, le désarroi ; la maison de l'homme devient inhospitalière, comme si une charogne y était cachée. A ce voisinage, les choses perdent leur charme, leur parfum et leur goùt. L'esprit s'épuise sur les tâches qu'il s'était fixées, et qui l'occupaient en le réconfortant. Mais c'est justement contre cela qu'il faut engager la lutte. Les couleurs des fleurs sur la cime mortelle ne doivent point pâlir pour l'oeil, fut ce à un pouce du précipice. '

vendredi 7 janvier 2011

L'oiseau faible














Peinture : Georges Rochegrosse, Le chevalier aux fleurs (tiré de Wagner, Parsifal), 1893




Dans une demie rose d'hiver
L'air sensible d'un autre jour
Ordonnait aux loups mon cortège

Dans l'herbe encore noire
Le m'endormais alors,
avec au loin,
Des prairies d'horizons

De cette route au firmament
Je sublimais,
mille soleils couchés

J'avais, alors, en moi
La laine blanche du commencement
Au coeur d'un épais nuage,
là haut, loin
En un ciel pavanés de matins.

jeudi 6 janvier 2011

Bosphore interne



















Photographie : Romain Meffre & Yves Marchand, Ballroom ( Lee Plaza hotel, Détroit), 2006




J'imaginais maintenant appartenir à l'extra monde d'une transcendance horizontale où mon point d'insertion serait le corps et ce qu'il pouvait (être).
Dans l'immobilité d'une demi zone je demeurais figé sous un cercle d'involution où je semblais trouver un pacifique vide.
Au coeur même d'une lucidité entropique, je semblais me réduire à ne jouir que de moi même en cherchant à nier les ombres du reste (tout le reste)tout en sachant que cette même délirante négation devait elle même se nier.
Aux prises avec cette impossibilité fondamentale, mon esprit s'activait alors alternativement à une passivité matérielle ou spirituelle et j'alternais alors les deux mouvements dans un débordement blessé.
Pendant tout ce temps, il pleuvait avec régularité et mes valences internes changeaient comme autant d'extrêmes dissolutions.
J'allais donc du ciel en enfer comme d'un bosphore symbolique entre Lucifer et Satan dans le plus crucifié désordre.
Ma mère au téléphone m'avait semblé être une étrangère et dans cette (in)conscience à moi même même je souffrais dans un chuchotement.
De cette ontologie négative j'imaginais dès lors, un 'pouvoir être' surnaturel, décérébré, désincarné et sans affects.
Quelque chose comme la mort peut être.

mercredi 5 janvier 2011




















Linogravure : Jan VuiJk

mardi 4 janvier 2011






















Photographie : Tania Mouraud, Borderland, 2008

lundi 3 janvier 2011
















Photo : Johann Ryno de Wet

dimanche 2 janvier 2011




















Oeuvre : Kate Groobey, Gate Pose, 2010

samedi 1 janvier 2011
















Oeuvre : Marcel Jean, Le foyer, 1940