lundi 19 septembre 2011

Captif




















Peinture : Claude Monet, Le pont japonais, 1918-24




Tête rouge
D'une pluie éloignée
Silhouettes captives
D'un silence pénétrant
Heurts en moi même
D' un soleil
Blanc

dimanche 18 septembre 2011



















Oeuvre : Georgia O'Keeffe, Evening Star, No.III, 1910

samedi 17 septembre 2011




















Oeuvre : Robert Rauschenberg, Dancing Cliché, 1986


vendredi 16 septembre 2011

Anxiété

















Peinture : Oswaldo Guayasamín, El grito II, 1983

jeudi 15 septembre 2011

Médiumnité & Noosphère





























Peinture : Johannes Vermeer, L'astronome, 1668




« […] Medium est ce qui fait lien entre l’homme et l’homme. Ce n’est pas média au singulier. Il se tient en amont. Il dit la continuité autant que la solidarité. […] Le geste médiologique abat, lui, la cloison entre l’examen du monde des choses et celui des âmes, entre la technique d’un côté et la « noosphère » de l’autre. […] La transmission est un drame, c’est entendu – puisque le propre du médium est de pervertir le message en le subordonnant à sa propre survie. Déception ! « On attendait le Christ, c’est l’Église qui est venue. » Certes. Mais que saurions-nous du Christ s’il n’y avait eu les églises ? […]. »
Régis Debray, Relier, in MédiuM n°1, 2004

mercredi 14 septembre 2011

























Oeuvre : Kurt Schwitters, Merz Picture 25A , 1920

mardi 13 septembre 2011

Réactivation


















Peinture : Alain Rességuier, la Désobéissance, 2010




"On doit se méfier des lumières qu’on possède sur soi. La connaissance que nous avons de nous- même indispose et paralyse notre démon. C’est là qu’il faut chercher la raison pour laquelle Socrate n’a rien écrit."
E.M Cioran, In : De l'inconvénient d'être né, 1973

dimanche 11 septembre 2011

Mer, Eau, Rayons


















Oeuvre : Gerhard Richter, Untitled 9.3.89, 1989

samedi 10 septembre 2011

La dernière journée de Mélipona


















Indiens à cheval, Cyanotypie, Anonyme, vers 1880





Pendant que le grappin supposé d'Ars m'entrainait dans la plus silencieuse confusion, la nature entière devenait des Babaçus hostiles.
Je m'emmenais alors dans les abîmes d'un Amazone inconnu perdu au milieu d'un millier de poissons.
Dehors, Septembre brûlait d'un soleil estival et j'allais et venais entre torpeur et réel, entre Brésil et nul part mais dans une dense coloration désertique.
J'étais dans les prisons mentales d'une pensée aussi désordonnée que furieusement baroque.
Bala sauvage et sylvestre, j'errais dans les forêts d'un semblant d'inconscient vaguement mystique.

Je recevais épisodiquement des courriels de Mr K me vantant les affres désespérantes d'un Cioran que j'avais moi, plus ou moins abandonné dans un abandon salvateur.

Le Lorgues de Mister K me revenait alors en mémoire et particulièrement cette ancienne soirée d'été où tour à tour nous avions, lui et moi, refait un monde halluciné recomposé anarchiquement de filles pleines de soleils, de plantes médicinales, de vins rosés de Provence, de chats Shrôdingeriens et de champignons bretons, le tout abondamment enfumé de cigarettes .

J'avais à ce moment précis, l'envie non moins précise d'arrêter cette vie là et il était plus de 13 heures déjà.

vendredi 9 septembre 2011





















Oeuvre : Candido Portinari, Cangaceiro, 1957