mardi 9 novembre 2010

Mandragore












Photo : Harry Callahan, Chicago,1955




Cheminant de nuits en jours
Je finissais par croire
Aux effleurements de coté
Aux lunes accompagnées
Aux cieux lointains

Perdu d'un songe exalté
Peut être, alors, écouter,
Sous une pluie froide
Le bruit apaisé
D'un puit loin du ciel.

vendredi 5 novembre 2010

















Toile : Gaston Chaissac, Le locataire du premier, 1956

jeudi 4 novembre 2010

Corporéité magmatique














Toile : Ronan Barrot, Le Cerf, 2007



Je manquais définitivement de conatus et de mes plissements je ne retirais ni sens, ni énergies.
Je capturais seulement les grammaires du possible et transfigurait le tout dans le champ de mes fantasmes.
Sans arriver à réconcilier mon corps à ma conscience, je me vivais en séraphique lisse et angélique.

mercredi 3 novembre 2010

Obscur désordre
















Toile : Marlène Mocquet, L'Arbre aux chrysalides noires, 2008





Je m'aventurais depuis quelques temps dans une multitude de spectres, comme autant de réalités séparées. J'y demeurais alors, à la fois captif et enthousiaste, et j'acceptais le trouble que cela engendrait, intérieuremenr aussi précaire psychiquement que complétement singulier.
Ma propre dialectique explosait avec une régularité virulente et dans le plus profond chaos interne, je devais, bien involontairement, bâcler ce qui aurait pu être fécond.
L'existence m'apparaissait de jour en jour d'avantage, d'une incongruité radicale. Malgré tout, j'absorbais cette féroce vision dans une tristesse distancié même si finalement totalisante.
Au final, et sous un soleil d'automne, personne ne semblait s'apercevoir que ma propre ontologie se putréfiait.

mardi 2 novembre 2010

Surgeon sauvage









Les bras détachés de moi même, j'évoluais bruyamment dans la réalité d'une lourde tronçonneuse. De cet outil de dégradation primitive, je retranchais mes abstractions et j'alourdissais le volatil en moi.
Renormalisant mes incohérences je songeais à la souplesse de l'indéterminable et pénétrait le coeur du réel.
Au pied du seigneur cellulosique, un voile s'abattait et je n'avais alors que l'obsessionnelle idée de voir tout tomber par terre.
Comme pour interrompre le chaos de mon âme-chaîne, j'entamais l'expérience profonde d'une célébration violemment insaisissable.
Le réel semblait passer alors à travers moi comme l'eau passe le filet.
Dans le fluide incertain d'une nouvelle chosification j'alternais le pure plaisir d'un réductionnisme primaire à la reconstruction incertaine d'un intellectualisme fou.
Quand, enfin, je reposais la bête orange et retrouvait la vue, mon système était lui aussi à terre et il me fallait tout recommencer.
Peut être n'avait-je été que cela : un bûcheron-chosificateur.

lundi 1 novembre 2010












Photographie : Jonas Bendiksen

samedi 30 octobre 2010












Oeuvre : Francesca Woodman, From Angel Series, Rome, 1977-1978

lundi 25 octobre 2010

Epines secrètes












Oeuvre : Berlinde De Bruyckere, We are all flesh, 2009




Reprends ta chevelure
Reprends ton regard
J'enlèverais mes songes
Mes illusions s'inclineront
C'est en vain alors,
Que le soleil s'élèvera.

samedi 23 octobre 2010

Le crapaud
















Oeuvre :Sophie Calle, Les Dormeurs, 1979

jeudi 16 septembre 2010

Yerdua












Peinture : Francois-Louis Dejuinne, Madame Recamier a l'Abbaye-aux-Dames, 1824